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Archipel des Tonga

7 Décembre 2014, 05:49am

Publié par Christiane Courteheuse

Archipel  des  Tonga

L'archipel des Tonga est composé de plus d'une centaine d'îles divisées en 4 groupes sur plus de 500 miles de longitude le long d'une bande étroite longeant la fosse des Tonga. Politiquement c'est un royaume dont le roi habite à Nuku'alofa, dans le groupe de Tongatapu, au sud. Ils vivent principalement de l'aide internationale et des dons des "Tongans" émigrés, la plupart en Nouvelle-Zélande, Australie et USA.

Nous avons choisi le groupe de Vava'u, apparemment le plus agréable pour la croisière. Nous avons mis le bateau à un amarrage à Neiafu, petite ville très abritée, dont la rade est utilisée comme abri à cyclone.

Archipel  des  Tonga

Nous avons choisi le groupe de Vava'u, apparemment le plus agréable pour la croisière. Nous avons mis le bateau à un amarrage à Neiafu, petite ville très abritée, dont la rade est utilisée comme abri à cyclone.

Archipel  des  Tonga

La population est polynésienne (voisine des maoris), parle le Tongan, mais les enfants apprennent très tôt l'anglais à l'école. Une partie des habitants portent la tenue nationale, soit un pagne tressé sur une jupe, autant les femmes que les hommes (jupe portefeuille noire en général).

Archipel  des  Tonga

Ce costume est aussi l'apanage des lycéens dont la jupe porte la couleur de l'église à laquelle est rattachée leur lycée (5-6 églises différentes).

Lycéens en uniforme

Lycéens en uniforme

Archipel  des  Tonga

Ils sont très pratiquants, même très stricts concernant l'habillement et le comportement dans la rue. Ils se baignent dans la mer tout habillés. Ils ne doivent pas montrer des signes de "tendresse" dans la rue, alors étonnement ils ont souvent un parapluie, et l'on a vu de jeunes couples se donner la main derrière un parapluie! (je n'ai pas osé faire de photo!). Par contre, ils sont très aimables et toujours souriants.

Archipel  des  Tonga

Vu le grand nombre d'îles, il y a de nombreuses possibilités de mouillages très beaux et tranquilles. A Port Maurelle, un groupe de 9 gars de la région Bordelaise nous ont invités à partager un carpaccio de thon pêché le matin même, avec une sauce digne des plus grands chefs (recette svp!) ainsi que des spaghettis à l'ail, tout ça dans une chic ambiance. Ils nous ont même laissé le contenu de leur garde-manger car ils repartaient des Tonga le lendemain, merci pour le délicieux rosé de Bordeaux.

Archipel  des  Tonga

Nous sommes allés ensuite à Matamaka, petit village isolé sur une des nombreuses îles, où nous avons rencontré la directrice de l'école, Pitisi, qui enseigne dans l'une des deux classes à 3 degrés chacune. Nous avons donné les cahiers et stylos que nous avions emportés à cet effet.

Archipel  des  Tonga

Pierre a essayé de réparer le convertisseur des panneaux solaires de l'école en panne depuis presqu'une année: heureusement les panneaux solaires chargeaient bien les accus, mais le convertisseur, installé par les japonais est resté en panne: dans ces îles, plusieurs systèmes sont installés par les japonais, mais il n'y a malheureusement aucune maintenance prévue et c'est trop cher de faire venir quelqu'un.

l'arrivée au petit port de Matamaka

l'arrivée au petit port de Matamaka

Archipel  des  Tonga

Pour la lumière ils ont des unités dispersées dans le village qui ont l'air de fonctionner.

Archipel  des  Tonga

Il n'y a pas de télévision dans le village, mais plusieurs églises. Les femmes se réunissent pour tresser dans la maison commune du village.

Archipel  des  Tonga

Un petit plus: plusieurs façons de boire le lait de coco!!!

sans commentaire!

sans commentaire!

Archipel  des  Tonga

Nous quittons enfin les Tonga avec l'espoir d'y revenir un jour.

Le petit port de Matamaka d'où nous sommes partis pour la nouvelle-Zélande.

Le petit port de Matamaka d'où nous sommes partis pour la nouvelle-Zélande.

17. Tahiti et les autres îles de la Société

7 Décembre 2014, 05:13am

Publié par Christiane Courteheuse

Bora-Bora

Bora-Bora

Depuis les Tuamotus, nous avons rejoint l'archipel de la Société, dont la double île de Tahiti: Tahiti Nui (la grande) et Tahiti Iti (la petite) reliée par un isthme où se trouve la ville de Taravao et la jolie baie de Phaeton dans laquelle nous avons jeté l'ancre quelques jours avant de rejoindre Papeete pour compléter les formalités d'entrée en Polynésie Française. Nous avons entrepris quelques réparations, révision du radeau de survie, nettoyages de fond dont la coque.

17. Tahiti et les autres îles de la Société

Nous avons aussi visité quelques curiosités locales telles que le musée de la Perle, le musée de "Tahiti et des Iles" portant à la fois sur la formation volcanique des îles puis l'arrivée des maoris, le système monarchique avec la succession des rois "Pomare " , puis les différents colonisateurs dont les français en dernier, colonisation qui perdure et domine encore le pays. Quasiment tout est importé, il faut aller au marché pour trouver des produits locaux tels que les quelques légumes, fruits et poisson.

Photo: Tombeau du dernier roi Pomaré V

Le bateau est resté au mouillage de Taina, 10 km au sud de Papeete pendant que nous faisions un saut en Suisse, saut qui s'est prolongé en raison de la grève d'Air France!


Au retour, préparation du bateau pour visiter les autres îles de l'archipel. Toutes les îles de la Société ont la même formation géologique: une région montagneuse volcanique au centre, un lagon peu profond qui entoure cette île, et une délimitation du lagon par un rebord comprenant des "motu", îlots isolés, tantôt habités, tantôt gardés comme sanctuaire pour les oiseaux, et pour le reste, le rebord couvre et découvre au gré de la marée (estran), ce qui veut dire que le lagon est en continuité avec l'océan à marée haute, mais protégé de la houle. On remarque toutefois la limite par les rouleaux qui sont formés en raison de la remontée très rapide des fonds sous-marins à l'extérieur du lagon. Les îles Marquises n'ont que la partie centrale montagneuse et les Tuamotu n'ont que le bord extérieur du lagon, ce qui se résume à un grand lac entouré de motu, les habitants vivant sur les motu.

Moorea

17. Tahiti et les autres îles de la Société

Départ pour Moorea, petite sœur de Tahiti seulement à 30 miles de cette dernière.

17. Tahiti et les autres îles de la Société

Nous avons jeté l'ancre dans cette magnifique baie d'Opunohu, seul au milieu de la baie, à proximité d'une église, d'où se sont élevés des chants choraux tahitiens: quelle merveille!

Huahine-Raiatea-Tahaa

Nous avons continué vers Huahine, baie de Fitii, puis Raiatea et Tahaa: on a apprécié la beauté des paysages et la tranquilité des mouillages.

Bora-Bora

17. Tahiti et les autres îles de la Société

Nous ne pouvions quitter la Polynésie sans visiter Bora-Bora, son île volcanique dont la silhouette typique se reconnaît de loin, et son large lagon parsemé de motu, dont l'un d'entre a été habité par Paul-Emile Victor.

17. Tahiti et les autres îles de la Société

La ville elle-même est peu intéressante si ce n'est quelques bons restaurants (le St-James par exemple, où nous avons mangé des tagliatelles aux crevettes grillées avec une délicieuse sauce curry-coco!) Nous sommes passés chez le gendarme (véritable institution des territoires coloniaux!) pour effectuer le complément des papiers nous "autorisant" à quitter la Polynésie Française.

17. Tahiti et les autres îles de la Société

Après quelques jours à flâner dans le lagon et sécher des bananes, nous avons repris la route vers l'archipel des Tonga.

Ciao Bora-Bora!

Ciao Bora-Bora!

Gestion du sommeil

22 Septembre 2014, 12:10pm

Publié par Christiane Courteheuse

La gestion du sommeil est primordiale lors de traversées allant de plusieurs jours à plusieurs semaines. La plupart des études ciblées sur ce sujet ont étudié des marins en traversées solitaires, dont la course du Figaro avec des périodes de navigation relativement courtes de quelques jours: les périodes de sommeil se résument à moins d'une heure, ce qui est insuffisant pour des courses au long cours, comme le Vendée Globe, qui durent plusieurs mois et dont la récupération avec des cycles entiers de sommeil est vitale. Le propos de ce chapitre s'adresse aux navigateurs en groupe de deux équipiers ou plus.

Le sommeil normal (physiologique)

Le sommeil normal est composé de plusieurs cycles au cours d'une même nuit. Chaque cycle dure de une heure à une heure et demie pendant lesquelles sont représentés les différents types de sommeil: le sommeil lent léger (stade I et II) à raison de 50% du temps total de sommeil, le sommeil lent profond (stade III et IV) 25%, le sommeil paradoxal (phase de rêves) 25%. Pour une bonne récupération, le temps total de sommeil et le pourcentage des phases de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal doivent être respectés. Le temps de sommeil total varie d'un individu à l'autre, il devrait durer au minimum 6 heures/24h (petits dormeurs) à 9 heures/24h (gros dormeurs). Cette durée comprend le sommeil de la nuit ajouté à celui de la (ou des) sieste(s). Une diminution du temps de sommeil total ou de l'une ou l'autre des phases de sommeil lent profond ou paradoxal pendant quelques jours à quelques semaines, perturbe les performances physiques et cognitives entravant une bonne perception des événements extérieurs, altérant ainsi une prise de décision adéquate lors de moments-clés.

Notre horloge biologique

La rythmicité du sommeil dépend de synchroniseurs ("donneurs de temps") extérieurs et intérieurs: les phases lumière/obscurité, la montre, les horaires de travail sont quelques-uns des synchroniseurs extérieurs, les hormones telles que la mélatonine et le cortisol sont des synchroniseurs internes. Notre horloge biologique est influencée par ces synchroniseurs. Une personne coupée de tout "donneur de temps" extérieur (études dans des grottes ou souterrains), va présenter une rythmicité circadienne (journalière) entre 24 et 25h, il y aura donc chaque jour un décalage horaire physiologique. La mélatonine, hormone sécrétée par la pinéale située près de l'hypophyse, joue un rôle primordial dans l'induction du sommeil: sa sécrétion augmente lorsque la lumière est éteinte et contribue à l'endormissement; son taux sanguin diminue à l'apparition de la lumière. Le cortisol a un cycle circadien quasiment inverse de la mélatonine avec un début d'élévation vers 5-6h du matin, un taux maximum en fin d'après-midi, et bas vers 23h (phase d'hypothermie), c'est une hormone du réveil. En cas de décalage horaire le rythme veille/sommeil s'adapte en quelques jours ("jet lag") selon la resynchronisation jour/nuit (mélatonine). Par contre l'hypothermie liée au cortisol met plusieurs jours à plusieurs semaines à se rétablir.

Les siestes

Superposés à ces variations circadiennes, les cycles nocturnes continuent la journée au même rythme de 1-1h30/cycle: on peut les détecter par certains signes d'appel tels que des bâillements, "coups de pompe", fatigue, symptômes qui restent transitoires, en général bien gérés individuellement. Ces signes représentent des "portes du sommeil", utiles à reconnaître car c'est le moment propice à l'endormissement pour une sieste. En navigation en équipage réduit, les siestes sont importantes soit sous la forme de "turbo sieste" de 15 à 20 minutes, qui, si elles se trouvent 12h après le milieu de votre sommeil nocturne sont les plus "rafraîchissantes", soit d'une durée d'un cycle de sommeil, ce qui permet une bonne récupération et complète le temps total de sommeil.

Manque de sommeil ou "dette de sommeil"

Le déficit de sommeil engendre des perturbations telles que troubles de l'humeur, une fatigue persistante, des troubles digestifs (par exemple une acidité gastrique), une qualité du sommeil perturbée (réveils fréquents, difficultés d'endormissement), des frissons, parfois des phénomènes hallucinatoires (fréquents chez les navigateurs solitaires en course avec dette de sommeil importante). Il en découle des conduites à risque avec la probabilité d'accidents. En cas de dette de sommeil, l'analyse du sommeil pendant une sieste montre un "rattrapage" avec une récupération de sommeil lent profond et sommeil paradoxal, ce qui n'est pas le cas des siestes habituelles: l'organisme arrive donc à s'adapter, toutefois il ne faut pas épuiser nos réserves, notre corps ayant ses limites. Les premiers signes d'appels sont les microsommeils (d'une durée de quelques secondes à quelques minutes) survenant surtout pendant les quarts de nuit: un bruit, un mouvement anormal du bateau, une déferlante vous réveille brusquement, alors que vous n'aviez pas réalisé que vous vous étiez endormi: il s'agit soit d'une adaptation encore incomplète aux quarts (dans les 3 premiers jours) ou d'une dette de sommeil, le seul traitement étant une récupération de sommeil.

Les "quarts"

Pendant les traversées tous les marins sont soumis à des horaires postés: chacun doit s'adapter au rythme des quarts de nuit , variable selon le nombre d'équipiers et des conditions météo. Je me permettrai d'évoquer notre expérience à 4 et à 2 sur un voilier de 11 mètres en traversées transocéaniques. En transat, à quatre équipiers expérimentés, seuls en quart, nos veilles étaient de deux heures et le sommeil six heures, avec des périodes plus courtes de siestes ou parties de nuit: cette organisation a apparemment convenu à tous avec une arrivée sans fatigue inhabituelle et en forme; il faut dire que l'équipage était très soudé et tout a marché sur des roulettes. A deux, en couple pour nous, cela devient plus difficile: notre expérience nous a conduit à veiller toutes les deux ou trois heures selon les conditions extérieures: toutes les 2 heures par gros temps ou quand le pilote automatique en tombé en panne (au départ d'une traversée transpacifique des Galapagos aux Marquises en 34 jours!) ou autre condition nécessitant une vigilance accrue. Des quarts de trois heures avec le pilote automatique sont tout à fait possibles, l'adaptation s'étant faite en deux à trois jours avec une bonne organisation de la vie à bord.

Hygiène de vie à bord

En dehors d'une bonne hygiène du sommeil, l'équilibre ne saurait se passer d'une alimentation correcte, d'une hygiène corporelle régulière ainsi qu'une bonne entente entre les équipiers. Concernant l'alimentation, et cela de façon régulière, des repas consistants 2-3 fois par jour sont conseillés. Entre les repas, des collations sont recommandées, surtout la nuit, ce qui diminue l'hypothermie et maintient une glycémie ad hoc en cas d'événement imprévu pour lequel il faut mobiliser beaucoup d'énergie. Après le repas du soir, on prépare ce qui pourra être pris la nuit: barres de céréales, fruits secs, biscuits, Ovosport (Ovomaltine en bâtons), chocolat, thermos d'eau chaude pour cafés, chocolats chauds, thés et autres. Une diminution d'apport alimentaire, associé à une dette de sommeil, crée des troubles physiques et psychiques et favorise le mal de mer chez des personnes qui n'en avait jamais eu auparavant. Une insomnie peut également survenir paradoxalement en cas d'extrême fatigue et sous-alimentation, ce qui va constituer un cercle vicieux. Il s'agit souvent d'une insomnie d'endormissement, raccourcissant le temps de sommeil, ce qui aggrave la dette de sommeil. En dernière limite et de façon exceptionnelle, on peut avoir recours à un somnifère de courte durée d'action agissant sur l'endormissement: dans ce cas il est impératif d'être plusieurs équipiers sur le bateau, donc exclu chez un navigateur solitaire qui doit pouvoir se réveiller au moindre changement survenant en cours de navigation.

Comment se préparer

Avant la première traversée, il est difficile de prédire comment l'on réagira, car les réactions au manque de sommeil sont individuelles et dépendent souvent des habitudes antérieures. Des facteurs favorisant une bonne adaptation réside en une bonne organisation de la croisière, une bonne santé, ou en cas de maladie chronique, une bonne autogestion (par exemple l'équilibre d'un diabète) avec éventuellement un contrôle médical et dentaire avant le départ. Pour les personnes souffrant d'insomnie, des techniques avec approches corporelles et comportementales peuvent être très utiles: la relaxation, le training autogène, la sophrologie, le yoga, l' autohypnose voir d'autres techniques. Parmi ces différentes approches le choix portera sur celle pour laquelle vous vous sentirez le plus réceptif. Un entraînement avant la croisière peut se révèler judicieux.

Pour écrire ce texte, je me suis inspirée de plusieurs publications dont deux d'entre elles sont mentionnées plus bas. Je me suis également inspirée de ma propre expérience en tant que médecin et navigatrice.

Dr. Christiane Courteheuse, FMH Médecine Interne et Pneumologie (Genève) DIU de Sommeil à la Faculté de Médecine de Grenoble

Références:
Chauve J-Y. La course au large et médecine à distance.
Revue Médicale Suisse N° 2482.
Theunynck D. et coll. Sommeil et course au large: comportement des coureurs et étude de faisabilité d'un "agenda interactif de sommeil".
http://pistes.revues.org/2485

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

6 Août 2014, 22:11pm

Publié par Christiane Courteheuse

Tikis à Omoa, Fatu Hiva

Tikis à Omoa, Fatu Hiva

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Nous sommes arrivés aux Marquises à Fatu Hiva dans la baie des Vierges ou nous avons mouillé avec 30 nœuds de vent et sous un grain, bon test pour la tenue de l'ancre.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Historiquement les Marquises furent le premier lieu d'installation des polynésiens lors des grandes migrations océaniques, puis de là se sont dispersés les groupes qui ont migré dans le triangle polynésien, soit vers Hawaï, l'île de Pâques et la Nouvelle Zélande. Les îles sont montagneuses, avec sur certaines îles des pics basaltiques

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

tous différents d'une île à l'autre.

A Hanavave, le village niché au fond de la baie des Vierges, nous avons rencontré Madeleine que nous avons saluée de la part de Raphi: elle nous a offert, comme c'est la coutume dans cette île, des pamplemousses directement de l'arbre, les plus délicieux que l'on ait mangés jusqu'à maintenant. Les gens des Marquises sont souriants, tous vous saluent, et sont très relax. Ils s'occupent particulièrement bien de leurs jardins qui sont magnifiques.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

De là nous avons marché vers une cascade au milieu d'une véritable jungle

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Nous avons traversé quelques cocoteraies dont les produits dont le coprah, représentent le principal revenu de l'île: la noix est cassée, l'amande de coco est séchée sur des claies recouvertes d'un toit puis vendue telle quelle pour être intégrée dans des produits de toilette, savon et crèmes.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Afin de visiter l'île nous nous sommes rendus à Omoa dans l'autre vallée habitée, par une route (à 80% une piste) qui monte raide sur les plateaux

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

puis descend de façon tout aussi raide sur Omoa où malheureusement il a plu et nous ne pouvions plus remonter tant la piste était glissante, nous avons donc attendu… notre chauffeur, danseur marquisien apparemment renommé pour sa danse de l'oiseau, est resté très zen.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Nous avons quitté Fatu Hiva avec pamplemousses et bananes

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

et avons traversé sur l'île de Hiva Oa à Atuona,

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

où ont vécu Paul Gauguin et Jacques Brel: nous avons visité l'espace culturel Gauguin qui ne contient aucun original mais des copies peintes selon la grandeur originale, effectuées d'après des photos par trois copistes différents, dont une des œuvres peinte par les trois copistes, intéressant. On note toutefois des différences relativement importantes dans les couleurs, mais globalement l'idée de l'œuvre est gardée.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Pour Jacques Brel qui a vécu ses dernières années aux Marquises, un Espace a été aménagé avec de nombreuses photos de ses concerts et de ses films et la reconstitution et restauration de son avion "Jojo" avec lequel il passait d'une île à l'autre, régulièrement sur certaines îles où il amenait le courrier et quelquefois effectuait gracieusement des rapatriements sanitaires sur Huku Hiva et même sur Papeete.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Puis nous avons traversé sur Tahuata où nous sommes restés plusieurs jours dans une baie magnifique, eau claire, plage et cocotiers… à Hanamoenoa

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Nous avons rejoint ensuite Huku Hiva dans la baie de Taiohae avant de continuer sur Ua Pou, caractéristique pour ses pics basaltiques dont vous avez un schéma sur leur formation

Ua Pou : pics basaltiques

Ua Pou : pics basaltiques

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Proche du 14 juillet, les Marquisiens font la fête pendant plusieurs jours avec diverses activités telles que concours de pêche, courses en aviron et concours de tressages avec des feuilles de Pandanus

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Les Tuamotus

Puis cap sur les Tuamotus, 5 jours de navigation et entrée par la passe de Kauehi: le problème des atolls réside dans l'entrée et la sortie des passes par où se vide surtout l'atoll, car il se remplit non seulement par les passes mais aussi au-dessus de l'estran à marée haute et cela augmente aussi selon la houle arrivant sur l'atoll, donc il faut arriver à la bonne heure sinon on doit attendre le lendemain. L'intérieur de l'atoll est comme un immense lac, où selon les atolls on ne distingue pas la rive d'en face. Sur les bords intérieurs, l'eau est transparente, turquoise, parsemée de pâtés de coraux qu'il faut apprendre à éviter.

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Nous avons été saluer, de la part de Raphi, l'épicière et son ex-maire de mari qui ne se souvenait que de Julie! (normal!!!)

16. Archipel des Marquises et les Tuamotus

Une famille de Roussettes (6-7) squattait sous le bateau et sortait dès que l'on jetait quelques miettes. J'espère qu'elles nous nettoyaient un peu la coque en mangeant les habitants non désirables.

Une promenade sur l'île nous fait découvrir les cocoteraies, car ici aussi, le coprah est la source principale de revenu de la plupart des habitants. On trouve également des fermes à huîtres perlières, réputées pour les fameuses perles "noires" de Tahiti.

Cocoteraie sur Kauehi, Tuamotus

Cocoteraie sur Kauehi, Tuamotus

et… cap sur Tahiti.

Voyage 15 Traversée Galápagos – Marquises 3000 miles, 34 jours !

8 Juillet 2014, 21:40pm

Publié par Christiane Courteheuse

Préparés pour une longue traversée, nous n'avons pas tardé à avoir des ennuis avec le pilote automatique dont le résultat fut que nous avons dû barrer 24/24h au début, donc toutes les 2 heures pendant la nuit! Pierre s'est donné beaucoup de mal pour trouver la panne en évoquant toutes les hypothèses en communiquant avec des autres bateaux, des experts, et essayant toutes sortes de test pour découvrir l'origine de la panne. Le pilote marchait mieux le jour que la nuit et de façon aléatoire. Pierre soupçonne des interférences entre les câbles électriques qui sont corrodés par le sel, mais il existe probablement plusieurs facteurs en cause. Les moments où le pilote daignait marcher, nous pouvions apprécier de manger ensemble et de faire d'autres activités que dormir pour récupérer. Nous en avons déduit que le pilote est un engin "social" lorsqu'il marche!


Quelques oiseaux nous ont accompagnés sur plusieurs centaines de milles, dont des pétrels, des puffins et des pétrels tempête (en anglais storm petrel, en espagnol colombrina de tormento)le plus petit oiseau marin existant, qui vient au ras de l'eau et qui sautille sur l'eau en attrapant chaque fois une toute petite portion de nourriture, vraisemblablement du plancton: avant de connaître leur véritable nom, nous les appelions les "p'tits Jesus" puisqu'ils marchent sur l'eau. Malheureusement je n'ai pas de photos, ils sont aussi petits que des moineaux et se confondent avec l'eau.

Voyage 15  Traversée Galápagos – Marquises  3000 miles, 34 jours !

Quelques unes de nos activités en cours de traversée, Pierre en cours de réparation

Voyage 15  Traversée Galápagos – Marquises  3000 miles, 34 jours !

la confection du pain et du cake

Voyage 15  Traversée Galápagos – Marquises  3000 miles, 34 jours !

et le dernier quart du fromage des Cévennes, cadeau de Bubu lors de notre départ

Après 34 jours de mer, sans voir un seul bateau, sauf le jour de l'arrivée à 20 miles des Marquises, nous avons atterri à Fatu Hiva, à la baie des Vierges, en fin d'après-midi escortés par une quinzaine de dauphins, un grain avec des rafales à plus de 30 nœuds, ce qui fut un bon test pour la tenue de l'ancre.

Fatu Hiva, Baie des Vierges, un petit paradis...

Fatu Hiva, Baie des Vierges, un petit paradis...

Rendez-vous aux Marquises!

hris

Voyage 14 : Les Galapagos

8 Juillet 2014, 20:53pm

Publié par Christiane Courteheuse

Voyage 14 :  Les Galapagos

Nous avons choisi Puerto Ayero sur l'île de Santa Cruz en raison des nombreux points d'intérêts à visiter sur cette île. Malheureusement ce ne fut pas le bon choix car la baie (Bahia Academia) est très houleuse et de plus l'eau et l'air sont pollués par les nombreux bateaux moteurs et cargos qui font tourner leur moteur 24/24h. Une fois dans un port, il ne nous est plus permis de se rendre dans un autre port. D'autre part, la commercialisation du tourisme est importante et les taxes de séjour pour un voilier sont anormalement hautes, ce qui a contribué à ternir l'image des Galapagos dont on attendait peut-être trop. Ce qui est paradoxal, c'est qu'il est exigé de notre part d'arriver avec un bateau dont la coque est propre, sans produit frais, sans vermine à l'intérieur du bateau, donc il est exigé une fumigation du bateau, alors que l'on avait aucun animal nuisible à bord. C'est une véritable arnaque car ils ont vaporisé le sol avec un liquide sans autre action sur le reste du bateau! Il s'est avéré qu'en quittant cette baie, notre coque n'avait jamais été aussi sale et ce fut le cas de tous les bateaux arrivant des Galapagos aux Marquises!

Voyage 14 :  Les Galapagos

Nous avons tout de même effectué quelques excursions organisées dont une visite de l'île Seymour au nord de Santa Cruz où nichent les frégates, certaines en pleine parade

Voyage 14 :  Les Galapagos

jeune frégate attendant son repas

Voyage 14 :  Les Galapagos

Grandes frégates (plumes légèrement vertes sur le dos)

Voyage 14 :  Les Galapagos

et les iguanes terrestres,

Voyage 14 :  Les Galapagos

un autre

Voyage 14 :  Les Galapagos

dont certains ont grimpé sur les arbustes qui venaient de sortir de petits feuilles vertes trois jours après la pluie. Selon notre guide, il est inhabituel pour des iguanes de grimper aux arbres; nous pouvons observer également une frégate mâle sur ce même arbre.

Voyage 14 :  Les Galapagos

On trouve également des fous à pieds bleus

Voyage 14 :  Les Galapagos

dont un protégeant ses deux œufs.

Voyage 14 :  Les Galapagos

De Puerto Ayero nous avons marché jusqu'à la baie des Tortues où se trouve une colonie d'iguanes marins (noirs)apparemment seule espèce d'iguanes marins existante.

Voyage 14 :  Les Galapagos

Nous nous sommes rendus sur l'île Isabella avec un transport collectif, où nous attendaient nos amis de YO (un OVNI 385), Stéphanie et Christophe, amarrés à Puerto Villamil; nous nous rencontrons régulièrement depuis les Canaries où nous avons fait connaissance et nous communiquons par mail-satellite lors des traversées avec infos non seulement sur la météo, mais aussi la cuisine, et la vie quotidienne, ce qui rend les traversées sympathiques.

Voyage 14 :  Les Galapagos

Plus tard nous avons marché jusqu'à "Las Grietas", fissure volcanique où entre l'eau de mer, ce qui en fait un lieu récréatif pour les plongeurs et les nageurs.

Voyage 14 :  Les Galapagos

sur le chemin, des lézards de lave

Voyage 14 :  Les Galapagos

Nous avons visité le Centre Darwin, spécialisé dans l'élevage des tortues terrestres et la préservation des espèces animales et végétales en voie de disparition. Les tortues sont groupées selon l'île d'origine où ont été récoltés leurs œufs, sont nourries puis entraînées à se déplacer sur des blocs de laves, terrain sur lequel elle seront rapatriées lorsqu'elles seront assez grandes pour échapper à l'assaut de leurs prédateurs, chacune dans leur île respective. Ce centre s'occupe également de replanter des espèces végétales qui ont disparu de certaines îles, et qui sont nécessaires à l'alimentation de certaines espèces animales qui avaient disparu, faute de nourriture adéquate. Cela a été le cas suite à l'introduction d'animaux tels que les chèvres qui ont envahi certaines îles et qui ensuite ont dû être abattues, ayant causé un déséquilibre écologique.

Voyage 14 :  Les Galapagos

Ainsi l'opuntia a été replanté dans plusieurs îles, permettant aux tortues de se nourrir de leur jeunes pousses.

Voyage 14 :  Les Galapagos

Nous avons aperçu quelques manchots et des otaries…très familières.

La prochaine étape étant très longue (3000 miles soit 5400 km, une transat et demi) entre les Galapagos et les Marquises, nous avons préparé le bateau en le réapprovisionnant en eau, carburant, nourriture et gaz et avons quitté Puerto Ayero le 22 mai.

 notre arrivée aux Marquises...

notre arrivée aux Marquises...

Voyage 13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

17 Mai 2014, 19:23pm

Publié par Christiane Courteheuse

De Panama aux Galapagos via l'archipel de Las Perlas, c'est la fameuse "zone de convergence intertropicale" (ZCIT: appelée plus communément le Pot au Noir.) La zone est large à ce niveau ce qui est pour nous déplaire!

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Nous nous arrêtons 3 jours dans les îles de Las Perlas d'une part par intérêt et d'autre part nous nettoyons la coque au mouillage. Cela qui nous permet de constater que nous avons une culture de minicrabes collés sous la coque qui doit être nettoyée (photos à l'appui )avant les Galapagos sous peine de refus de rester dans cet archipel dont je rêve depuis mes 17 ans! Pour faire des photos sous-marines sans appareil adéquat, c'est la galère! Système D: on a pris un portable, mis dans un sachet plastique de congélateur, mais la pression de l'eau sur l'écran empêcha tout déclenchement par la pression, donc subtilité qui a marché: on a mis le retardateur avant de plonger et la photo a été prise automatiquement après 20 secondes…! On espère que les autorités équatoriennes accepteront.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Dernier mouillage à La Esmeralda, petit village de pêcheurs au sud de l'Isla del Rey.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Nous avons visité le village,

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

impressionnés par la pauvreté, cette fois pas d'internet, mais apparemment ils ont des postes de télévision avec un générateur pour le village. C'était lundi de Pâques donc férié, mais le minimarket était ouvert, malheureusement sans article frais, type fruit ou légumes, heureusement nous avions fait le plein à Panama.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

En compagnie d'un vol de pélicans, nous sommes partis vers 15h avec le courant dans notre direction et les trois premiers jours nous avons parcouru plus du tiers (environ 2000km à parcourir).

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Puis ça s'est compliqué avec l'apparition de périodes sans vent et courant contraire,

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

orages de tous les côtés, grains qui se suivaient dont pratiquement 48h d'averses.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Au milieu de la nuit et cela à plusieurs reprises, le vent est tombé, les voiles claquent par l'effet de la houle, nous avons donc décidé de tout affaler et de dormir, le bateau voguant à la dérive: le résultat a été un recul de 1-2 miles pendant la nuit, mais un réveil spontané le matin avec l'agréable sensation d'avoir bien dormi, nous étions frais et dispos!

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Nous avons eu des visiteurs qui sont restés plusieurs heures à une nuit entière sur le bateau: Une mouette à queue d'aronde (habitante des Galapagos) ou l'on peut voir l'extrémité du bec blanc et crochu.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Et un fou à bec bleu et à pieds rouges, également habitant des Galapagos et cela à plus de 300 miles de l'archipel. Ils font partie de la même famille que les fous à pieds bleus, les fous de Nasca (blancs à bec jaune) et les fous de Bassan bien connu des côtes de Bretagne.(photo prise sans zoom!). Il est resté plusieurs heures avec nous, et s'en est allé pendant la nuit.

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Voici notre parcours de Panama à l'entrée des Galapagos

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Puis, en raison de forts courants contraires et le "vent dans le nez", nous avons eu beaucoup de peine à entrer dans l'Archipel, car lorsque le vent s'arrêtait, les courants continuaient, et nous remontions de 2 nœuds (4km/h) vers le nord-ouest, alors que notre chemin était axé sud-est, impossible de louvoyer normalement, nos bords se faisaient sur 180°. De plus nous n'avions pas assez de fuel pour traverser complètement l'Archipel jusqu'à Puerto Ayora, notre but, situé au sud de l'île de Santa-Cruz. Ci-joint nos tentatives infructueuses de se diriger vers le sud-est , la dernière ligne droite étant au moteur, dernier espoir d'arriver au but!

Voyage  13 : Traversée de Panama aux Galapagos: Pot au Noir

Enfin nous arrivâmes à Puerto Ayora le 7.5.2014!

Et voici les Galapagos, rencontre avec une iguane de mer, prochain chapitre!

Et voici les Galapagos, rencontre avec une iguane de mer, prochain chapitre!

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

17 Mai 2014, 18:52pm

Publié par Christiane Courteheuse

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

De l'Archipel des San Blas nous nous sommes dirigés vers l'entrée du Canal de Panama, une grande rade limitée par 2 digues très longues et l'entrée au milieu. Il faisait gris, beaucoup de vent et de houle, de nombreux cargos attendaient au mouillage à l'intérieur et à l'extérieur de la rade qui comprend les ports de Colon et Cristobal ainsi qu'une marina, Shelter Bay, où nous avons été nous amarrer et nous préparer pour le passage du canal.

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

La préparation au passage

Pour passer le Canal c'est une suite de paperasse administrative avec de nombreuses taxes de toutes sortes, dont la mesure exacte du bateau par un agent spécial, un permis de croisière, des visas, le prix du passage, des tampons à droite et à gauche: pour simplifier on prend un agent qui s'occupe de ces papiers et prend sa "com" en passant. Une fois la date du passage établie il faut organiser le passage avec du matériel spécial: 4 longues et grosses amarres pour sécuriser le bateau dans les écluses, 6 gros parebattages supplémentaires et un équipage comprenant le capitaine, 4 "handliners" (une personne par amarre) et le pilote ou assistant de transit; nous avons donc du louer 3 jeunes gars pour compléter l'équipage à nourrir et loger pendant 2 jours).

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Le passage

Après avoir été chercher le pilote à Cristobal,

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

nous sommes partis pour monter les 3 écluses (Gatun locks) jusqu'au Lac Gatun, ce que nous avons fait de nuit.

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

écluse de Gatun et croisement avec porte-container

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Arrivés au Lac, (un des plus grand lac artificiel) nous nous sommes amarrés à une grosse bouée en même temps que 4 autres bateaux, nuit un peu houleuse avec des bateaux partant dans tous les sens! Le lendemain matin, nouveau pilote, et départ pour 25 miles de moteur dans le chenal qui traverse en zigzag le lac Gatun.

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Pierre à la barre, pas content d'être au moteur - vitesse max 5 nœuds, 6 nœuds exigés - donc retard d'une heure à l'arrivée aux écluses au grand dam de notre pilote (que l'on a rendu un peu nerveux!)

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

à travers la jungle panaméenne

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Nous arrivons dans le "Gaillard cut", canal creusé par l'ingénieur Gaillard jusqu'à la première écluse descendante (Pedro Miguel lock)

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

après avoir passé sous le Pont du Centenaire.

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Ecluse de Pedro-Miguel

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

autre vue de l'écluse

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Un mile plus loin nous arrivons aux deux dernières écluses descendantes (Miraflores locks)

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

Le pilote et le capitaine dans la dernière écluse

Voyage 12 : Passage du Canal de Panama

et nous voici dans le Pacifique avec la ville de Panama City sous nos yeux.

Nous laissons le pilote, nos gars et le matériel loué au Balboa Yacht Club et allons mettre notre pioche à la Playita, un mouillage duquel nous pourrons visiter Panama et faire le plein (Gazole et nourriture) avant de partir pour la traversée de la ZCIT (??? = devinette, voir plus loin pour la réponse!) jusqu'aux Galápagos.

To Do list - Updated April 2014

2 Avril 2014, 00:00am

Publié par Pierre Courteheuse

Peu de changements par rapport à la liste de janvier ... une halte forcée à Panama nous permettra d' avancer
 

Priorités  
Status
  Jeu dans la barre En cours
  Révision pilote En cours
     
Oeuvres vives Fuel - remplacement des filtres OK
  Réservoir de fuel - nettoyage A planifier
  Réservoir de fuel - jauge A déconnecter
     
Pont Winchs à réviser - nettoyage et graissage Partiel
  Peinture plage arrière - anti dérapant En cours
     
     
Gréement Support vit de mulet pour GV / grand voile (fissuré) En cours
  Démontage de la partie basse du rail de GV / Grand Voile Partiel
  Hale bas - à réviser Partiel
  Vérification générale du gréement En cours
     
Moteur Liquide de refroidissement à remplacer par une version tropicalisée / pour le passage du canal En cours
  Vidange huile OK
     
Electronique TackTick - perte des données En cours
  Vérification des antennes - Navtex - interférences avec l'antenne VHF En cours
     
     
Installation electrique Vérification installation des fusibles / fusibles manquant
Remplacements de 4 fusibles par des disjoncteurs 10 A
En cours
  Test des pompes de cale x 2 En cours
  Installation d'une pompe de cale automatique En cours
  Fuite de 15 mA quand chargeur batterie allumé ? En cours
  Panneau solaire / mauvaise soudure A vérifier
     
Sécurité Caisse à outils urgences - scie pour inox, cisaille à haubans, ... en cas de perte du mât En cours
  Procedures d'urgence à établir En cours
     
Divers    
  Installations de LEDs - plafonniers x 8 / liseuses x 3
Feux de navigation x 2 + feu de hune x 1
En cours
  Evacuation de la condensation sous le frigo - vérifier l'état de la boiserie En cours
  Installation d'un détecteur de fuite de gaz En cours
  Vanne d'évacuation toilettes inutilisable - fermeture impossible - tartre OK
  Console instruments sur chandelier / Sail pods En cours
  Grab Bag A revoir
  Installation d'un système fiable de récupération d'homme à la mer En cours

Voyage 11. Archipel des San Blas

31 Mars 2014, 21:10pm

Publié par Christiane Courteheuse

San Blas : Chichime

San Blas : Chichime

Voyage 11.  Archipel des San Blas

L'archipel des San Blas comprend plus de 300 îles, dont la majorité sont inhabitées , quelques-unes sont habitées par une ou deux familles et d'autres par un village complet recouvrant complètement l'île.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Les habitants de cet archipel sont les indiens Kuna qui forment une communauté autonome, faisant toutefois partie de la République de Panama. Ils sont organisés avec un chef, le Saila (ou plusieurs) qui dirige le village et préside le "congreso" qui est une réunion quotidienne des habitants du village dans une grande hutte sur la place du village. Les Kuna n'acceptent pas d'étranger résidant en permanence, pas de mariage inter-racial. Il en résulte des mariages consanguins et leurs conséquences.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Nous sommes arrivés à Chichime où nous avons amarré notre bateau dans ce site idyllique.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Les habitants viennent nous vendre les produits frais de base tels que fruits et légumes

Voyage 11.  Archipel des San Blas

ainsi que le produit de leur pêche.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Ce père Kuna est venu avec sa fille "Idalis" nous vendre tout un lot de petites bananes délicieuses de son mini-jardin

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Nous sommes allés ensuite visité le village de Soledad Miria

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Nous sommes allés à la sortie des classes où nous avons apporté une pile de cahiers et de stylos que l'on avait préparés à leur intention. On voit une maman Kuna habillée de façon traditionelle avec une blouse comportant des plastrons de broderies devant et dans le dos, ou "molas" (voir plus loin) et des colliers de perles aux bras et aux jambes.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Les Molas sont à la fois des broderies et patchworks très fins sur plusieurs couches de tissu. Chaque pièce est unique. Les femmes Kuna les vendent également aux touristes.

Voyage 11.  Archipel des San Blas

Les Kuna se déplacent dans des barques "ulu" taillées dans un seul tronc, ils sont très habiles car ces "ulu" ne sont pas très stables, en particulier dans la houle.

parfois, ils y ajoutent une voile...

San Blas : Soledad Miria

San Blas : Soledad Miria

A regret, nous quittons les San Blas car il faut passer le canal de Panama sans trop tarder, c'est la meilleure période.